REPORTAGE CONCERT de THE MARCUS KING BAND 
à l’Alhambra, Paris le Dimanche 1er Mars 2020

Article: OLIVIER CARLE

Photos: Gilles Gauthier.

Après son concert à la Cigale il y a 1 an et demi, le phénomène Marcus King est de retour dans la capitale en soutien de son excellent nouvel album « El Dorado » ! Le concert est complet depuis bien longtemps, preuve que la renommée de ce guitariste/chanteur de 23 ans ne fait qu'amplifier...

L'Alhambra est déjà bourré comme un œuf lorsque la première partie, Sammy Brue, monte sur scène. Il est seul avec sa guitare et pratique un folk inspiré par Bob Dylan et Woodie Guthrie. En une petite demi-heure il va réussir à captiver le public avec des morceaux plutôt énergiques comme « Teenage Mayhem » ou plus intimistes comme « Crash Test Kids ». On sent bien que ce jeune garçon a beaucoup de talent et qu'il n'en est qu'au début d'une carrière prometteuse. Espérons le voir avec son groupe très bientôt en France !

Marcus King met un peu de temps avant de fouler enfin la scène mais c'est parti pour deux heures de rock/blues jubilatoire... Il est toujours entouré de sa section rythmique basse/batterie, d'un clavier et de deux vents (un bois et un cuivre). La voix de Marcus est toujours aussi envoûtante et son jeu de guitare inspiré. Contrairement à La Cigale, le show sera très rock, avec moins de digressions jazzy, ce qui n'est pas pour me déplaire ! On retrouve toujours les influences du Allman Brothers Band ou de Little Feat dont on aura d'ailleurs une superbe reprise avec « Spanish Moon » que le regretté Lowell George aurait sans aucun doute adoubée... Il y aura d'ailleurs d'autres reprises dont le fantastique « My Morning Song » du second album des Black Crowes. Hommage également à Muddy Waters et Willie Dixon avec les classiques et légendaires « Hoochie Coochie Man » et « I Just Want To Make Love To You » dans des versions incroyables de puissance et de magie. Le nouvel album « El Dorado » sera bien évidemment bien représenté et revisité avec des versions époustouflantes du très mélancolique « Young Man's Dream » qui sonne comme le Rod Stewart des débuts, de l'entraînant « The Well » avec son riff entêtant, du très bluesy « Wildflowers & Wine » ou encore du groovy « One Day She's Here » sans oublier le claptonien « Say You Will » et le superbe « Turn It Up » qui ouvre le concert.

On pourra toujours reprocher quelques longueurs comme le solo de batterie tout à fait dispensable, l'intermède « Talk Box » un peu facile du claviériste ou certains passages parfois « bavards » à la guitare mais tout cela fait partie du concept « jam band » à la Warren Haynes ou Tedeschi Trucks Band. En tout cas, même si la production est obligée de rappeler à Marcus le « curfew » (couvre-feu, limite horaire) de 23h00, celui-ci ira au bout de sa set-liste et ne se fera pas « expulser » de scène comme à La Cigale la dernière fois. Il faut dire que si on le laissait faire, le diable serait encore sur scène à 1 heure du mat' mais va-t-on s'en plaindre ? Pour une fois qu'un musicien ne se contente pas de reproduire fidèlement ses titres les plus fédérateurs, on ne peut que se réjouir de la passion musicale communicative et rafraîchissante de cet artiste hors norme. A bientôt à l'Olympia Mr King, on y sera encore plus nombreux !

Merci à Yazid et à Simon...

OLIVIER CARLE


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